Plaisir de la mer, à ma guise, trois fois

le marché Parti vers midi à Noailles, je compose un dîner marin de fête avec ce que je trouve. Dix cigales 9,50 € le kilo et la queue d’un congre, quatre tranches à 3 € le kilo, feront un jus de poisson douceâtre. Je le complète avec six petits pataclets 3,50 € le kilo, et…

La dentelure de l’herbe aux dragons

Un tour au Cours-Julien hier pour y chercher les oeufs du mercredi, après la fermeture annoncé du producteur installé devant le métro, il faut désormais les prendre un peu plus loin à 4,20 € la douzaine, les fromagères de la Crau sont elles toujours là, 2,10 € le petit chèvre, une salade 80 centimes, et…

Marjo est trop barge, et Margot a maigri je trouve

Sur le Cours-Julien je prends la marjolaine, jure que je n’en ferai rien mais l’infuse dans ma purée de poire dès que j’arrive en cuisine, un euro comme ce bouquet d’estragon, coings semaine trois j’en choisis sept petits et mûrs pour les laisser s’attendrir patiemment au four 2,50 € le kilo, au passage une poignée…

Strasbourg en juin

Appelé la veille de l’été en Alsace, me voilà à Strasbourg. Là-bas comme à Marseille, toute la ville est plantée de tilleuls qui fleurissent en juin. Un bonheur de se balader dans l’air parfumé. Je note au passage leur senteur plus pointue, plus fraîche, plus verte, qui tranche avec la plénitude et la suavité des…

Soleil panique

Hier Noailles jour du soleil à 10h le ton monte, cris et appels se répondent dans l’allée pour mettre l’acheteur en panique, vite acheter, créer l’état de transe, j’aurai ma part, se précipiter sur les étals, j’essaie de garder mon sang-froid,

Faire saliver un mort

Jeudi dernier, je me levais avec l’envie de faire une béarnaise pour les deux compères que je devais accueillir le soir. L’occasion de raconter ici à nouveau cette sauce capable de faire saliver un mort. Dans la béarnaise, l’essentiel c’est l’estragon. Je prends un bouquet frais chez le seul marchand du quartier qui en propose…

Des boules, des pépètes, de l’oseille quoi

Hier soir, j’ai enfin réussi à m’approcher, après deux tentatives défaillantes il y a quelques jours, de l’omelette à l’oseille de Margot rue d’Auvergne. Ah, ce petit bonheur. Il faut dire que de l’oseille, elle en a dans son jardin, et la feuille est belle, elle pousse bien drue. La mienne, je l’ai trouvée au…

Les aventuriers de l’estragon perdu

Pour marquer la fête au déjeuner de dimanche, j’avais décidé d’essayer une béarnaise. Pour l’accompagner, j’ai investi dans un poulet fermier samedi soir au petit boucher de la rue Saint-Michel, un poulet label rouge des Landes nourri au grain, élevé en plein air, et tué le 27, soit juste trois jours avant. A 10 €…