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Quelques articles (et un film) en marge du blog qui mêlent cuisine, dégustation, littérature, philosophie.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Garlone lou dit :

    bonjour

    Merci pour votre mise en mots avant la mise en bouche…
    Je reviens vers vous car mon petit garçon qui n’a pas encore 4 ans, est végétarien (je ne le suis pas, tout comme son papa) et il n’a jamais fait d’exception depuis sa naissance. Nous faisons notre marché au même endroit au cours Julien et je me demandais si vous aviez une idée pour apporter toutes les vitamines de la journée dans un plat de végétaux / enfant…

    Merci par avance

    lou

    1. Bonjour Lou,

      Merci pour votre retour !

      Je vous précise d’emblée que je ne suis ni nutritionniste ni médecin. Ma réponse sera donc purement amicale.

      1. Je me pose d’abord la question de l’autonomie de votre garçon. Il est étonnant qu’il ait pris cette décision aussi tôt. Laissons lui en tous cas la liberté de changer d’avis ou de maintenir ce choix. Cela dépend beaucoup de vous et du papa. Jusqu’à quel point l’avez-vous laisser faire, ou encouragé ? Est-ce un désir ou un projet chez vous ou son papa de devenir végétarien ? Le point essentiel dans votre histoire me semble tout de même d’organiser des repas simplement, où tout le monde trouve son compte. Cela demande un surcroît d’énergie de faire des plats pour chacun. Et puis c’est surtout une question de prendre le repas en commun, de partager le même repas et, sinon le même plaisir, de pouvoir échanger à table autour de la chose que l’on mange. J’ai une fille de quatorze mois qui mange depuis peu les mêmes choses que nous. Ni elle ni nous ne sommes végétariens mais nous mangeons peu de viande. Je ne fais pratiquement plus de choses spécialement pour elle. C’est un plaisir de lui faire partager ce que nous mangeons. Et bientôt de la faire participer à la cuisine.

      2. Pour moi, la priorité reste la saison, ce qui est un gage de fraîcheur, de plaisir et d’économie, d’écologie aussi. Il se trouve que nous sommes en janvier qui est une des saisons les plus pauvres. Mais il y a encore des choses ! Je crois qu’il est bon de manger un maximum de choses différentes, chaque semaine dans les quatre catégories qui suivent. Pour vous, je systématise un peu, mais dans la pratique je ne rationalise pas. J’achète, je cuisine, je mange selon l’envie. Je sais inconsciemment que mon corps a besoin de tout cela. Je me dis juste : ah, cela fait longtemps que je n’ai pas mangé de lentilles. Ou : je devrais manger plus de noix ! J’ajoute à chaque catégorie ce qu’on peut trouver de frais et à bon prix en ce moment.

      A – des choses à manger crues : toutes sortes de salades (le meilleur !), la laitue, la frisée, la mâche, l’endive, du radis noir (avec du fromage blanc de chèvre ou de vache), de l’avocat, des pommes, des poires, des dattes, …
      B – des choses à cuire : soupe au cresson, soupe au poireau, la mauve, l’incontournable carotte, le navet, le panais, le chou braisé, le chou-fleur béchamel, …
      C – des haricots et pois : pois chiche, lentilles, bientôt le meilleur, des fèves fraîches, …
      D – des graines : cuisiner avec plusieurs huiles (elles sont l’or de la graine !), colza, tournesol, olive, faire des gâteaux avec des noix écrasés, des amandes en poudre, de la noisette en poudre, c’est bon, réconfortant, de saison, et excellent pour la santé

      Je ne mentionne pas ici les céréales, le pain, les pâtes, le riz. Ni la pomme de terre. Je ne parle pas non plus du lait et des produits laitiers. J’imagine qu’il mange déjà de tout cela volontiers.

      3.Vous avez compris que je n’ai aucune « recette » à vous proposer. Peut-être votre garçon a-t-il besoin de se distinguer du reste de la famille, et que cela passe par l’alimentation ? Ce n’est qu’une hypothèse. Ne pas se lasser de comprendre pourquoi il « est » différent, ou plutôt il aime se différencier.

      Et quant à l’alimentation proprement dite, essayer peut-être de l’impliquer dans le processus, lui donner le goût des choses, une à une, depuis la manière dont sont cultivés les différentes plantes, le choix des lieux de distribution, le choix des produits sur le marché, puis la participation à la cuisine, pourquoi pas l’initiative, et puis la discussion sur ce qui est mangé, dégusté. C’est aussi une question d’attention, de temps, et je comprends que ce n’est pas facile quand le tourbillon de la vie nous emporte.

      L’important, c’est qu’il soit en bonne santé, et qu’il ne souffre pas non plus « psychiquement » de ce régime si particulier !

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