Au pays du gratin vert

Hier soir, j’ai fait un gratin vert. Un gratin de printemps avec épinards et cébette. D’abord je mets mon four à chauffer sur 200°C (chaud) puis je choisis six belles pommes de terre, des monalisa. J’en récupère deux qui étaient déjà cuites à l’eau d’avant-hier. J’épluche les quatre monalisa crues avec un économe avant de les tremper dans l’eau pour les laver. Puis je les coupe en très fines tranches sans les relaver puisque la cuisson se fera au four et non à la poêle ou en friteuse. Je les dispose dans le plat à gratin. Puis je nettoie une belle botte d’épinards, c’est la pleine saison, elle est à 1,20 € au marché de Noailles. Je la coupe en gros morceaux et la fais revenir dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. Les épinards occupent beaucoup de volume mais réduisent vite. Il n’y a pas besoin de rajouter d’eau et ils sont bien dorés en quelques minutes. Dans un saladier, je mélange du lait avec plusieurs cuillerées de crème fraîche, assez pour que cela puisse recouvrir les pommes de terre dans mon plat à gratin. Je sale avec du gros sel et je poivre. Je recouvre les pommes de terre avec cet appareil. Puis, et c’est là le plus amusant, j’incorpore mes épinards un peu partout dans mon plat, je les disperse entre les tranches de pommes de terre avec les doigts. Je parsème une cébette et deux gousses d’ail finement coupées sur le plat puis je les aide à gentiment couler entre les tranches de pommes de terre. Je râpe un peu d’emmenthal sur le plat. Cette fois-ci, je ne mets plus les doigts. Après avoir poivré une dernière fois le dessus, j’enfourne. L’erreur que j’ai faite a été de mettre trop de pommes de terre dans un seul plat. La cuisson a été d’autant plus longue et j’ai dû m’y reprendre en plusieurs fois. plus d’une heure de cuisson pour une vingtaine de minutes de préparation. Pour contrôler la cuisson, il suffit de percer l’épaisseur du plat avec un petit couteau : il ne doit pas y avoir de résistance. Et pour s’assurer que c’est tout à fait cuit, la seule solution sûre est de goûter. Quand, après trois-quart d’heure de cuisson, la tranche de pomme de terre est encore croquante, qu’elle ne fond pas onctueusement dans la bouche, c’est le signe que ce n’est pas cuit. Puisque j’avais commencé ce gratin un peu tard et que la cuisson s’est prolongé, nous ne l’avons mangé que réchauffé le lendemain. Attention aussi à ne pas trop remplir d’appareil. Aujourd’hui, j’ai dû racler le fond du four qui fumait à cause des bavures tombées hier. Mais le résultat est à la hauteur : un savoureux gratin avec du caractère. Les épinards, la cébette et l’ail apportent une touche vivace à ce plat délicieux mais d’ordinaire si calme. Bonne cuisine !

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