A chacun son coco

Comme c’est doux la graine de haricot ! J’ai écossé le kilo de haricots coco pris au marché de Noailles pour 2,50 €. Je les ai préparés dans la mémoire de l’enfance, avec plusieurs aromatiques, dans une douceur toute berrichonne. Je commence par mettre une grande casserole à demi remplie d’eau sur le feu avec plusieurs plantes qui parfumeront mes cocos. Celles que j’ai sous la main. Une tomate coupée en quatre pour donner un peu d’acidité. Un demi-oignon qui commençait à sécher. Une échalote que j’épluche et coupe en deux, deux gousses d’ail que j’épluche et laisse entières. Un petit bouquet de persil frais. Trois feuilles de laurier. Et sept petites feuilles de sauge. Je recouvre et m’occupe des haricots. Je les écosse. J’ouvre chaque gousse un peu sèche, parfois un peu abîmée, pour retirer les quatre ou cinq graines qu’elles contiennent. Les graines de coco sont belles, blanches et tachetés de nervures rose violacé. Chaque graine doit être bien ferme et lisse. Il faut jeter les autres. Je vérifie que je n’ai pas oublié de graine. Et je jette mes cocos dans l’eau. Vingt minutes. Je laisse bouillir à feu doux pendant une petite heure. Soit une bonne heure de préparation en tout. Le soir, au moment de manger, je remets à chauffer. Je retire tous les aromatiques du bouillon. Je sale, rajoute un morceau de beurre et une belle cuillerée de crème fraîche. Je sers mes cocos dans le jus de cuisson où ils baignent, deux louches dans un bol, et une cuillère à soupe à chacun. Je recouvre de persil haché. C’est doux et nourrissant. Simple et réconfortant. Bonne cuisine !

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Hier, nous avons essayé une variation, sans ail et avec du céleri. Avec un kilo de cocos en gousses, nous avons mis en guise d’aromatiques deux tomates, un demi oignon blanc, une branche de céleri, un navet, du persil frais, de la sauge et du poivre. Au final, une note plus fraîche, et beaucoup de goût également.
    Et pour raffiner ce plat rustique, voilà un essai réussi. Dans le bol où j’ai versé deux louches de cocos dans leur jus, je rajoute un œuf mollet ainsi que deux cuillerées d’une préparation fraîche composée d’une tomate coupée en petits dés, relevé par un demi-navet épluché et haché au couteau, avec un peu de moutarde, du sel, et du poivre, et quelques feuilles de persil plat pour finir. La préparation fraîche vient rappeler de façon intense les aromates dans lesquels les haricots ont cuit. Quant à l’œuf, gluant et doux, il accompagne merveilleusement la matière plus résistante des haricots qui demandent d’être mâchés.

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