Ein Milchkaffee, bitte !

Ce matin, j’ai commencé à rincer la cruche à café, j’ai posé le porte-filtre rouge dessus, et sorti un filtre de la boîte à filtre avant de réaliser que cela faisait plusieurs mois que j’avais arrêter de boire du café le matin. Je me suis mis à la fleur d’oranger, mais ça c’est une autre histoire que je raconterai plus tard. Mes mains donc agissaient sans ma tête. Quand ma tête comprit ce qui se passait, elle décidait de donner raison aux mains. Je mis donc de l’eau à chauffer dans le but conscient de faire un café. Car oui, j’aime verser l’eau bouillante à la louche sur le café. Je fais attention de le faire délicatement, pour que la mouture s’imbibe d’abord, et fasse fonction de filtre sur le filtre. Ainsi le café est plus clair, moins chargé en grosses particules, et d’autant plus aromatique. Je prends du café Mattino de Lavazza. Ce n’est pas un grand café, mais pour le matin c’est très bien et le rapport qualité-prix est imbattable, 2 € contre 3,50 € pour le Carte noire au Super U de la rue Saint-Pierre. Mais je ne me suis pas arrêté là. Puisque je rompais avec ma fleur d’oranger, je décidai d’aller jusqu’à Berlin pour un Milchkaffee. Les allemands aiment boire un bon café au lait, souvent avec du lait entier et de la mousse. En France, ça n’existe pas. Le Milchkaffee, généreux, onctueux, n’a rien à voir avec le café crème français, qui n’est le plus souvent qu’un mélange de café amer et de mauvais lait demi-écrémé servi dans des tasses minuscules. Je sortais donc une casserole pour y mettre à chauffer du lait. Une fois chaud, je le battais au fouet jusqu’à obtenir suffisamment de mousse. Voilà, un tiers de café, deux tiers de lait mousseux dans un grand bol, du sucre, und ich war gerade im Berlin. Quand à cette mousse de lait, c’est celle que l’on trouve bien sûr dans les cappuccinos italiens également introuvables en France. A Berlin, au service, je les faisais à la machine, une Gaggia, si je me souviens bien. Pour avoir la plus belle mousse, il suffisait d’envoyer la vapeur dans une cruche (Milchbecher) remplie au tiers de lait entier le plus froid possible. L’opération doit être rapide. Cela fait un bruit épouvantable et cela gronde en bouillonnant. Après, dans une tasse à cappuccino, je faisais couler un expresso légèrement allongé. Je déposais délicatement deux à trois grosses cuillerées de mousse sur le café, puis je versais le reste du lait chaud pour que la mousse apparaisse généreusement bombée dans la tasse. Une touche de cacao et le tour était joué. Le plus dur, c’est quand il y a de nombreux cappuccinos à servir et que le lait est trop chaud pour produire de la mousse, il faut alors bien calculer son coup. Delgado, un cubain, m’a dit un jour que que je faisais le meilleur cappuccino de Berlin. C’est lui qui m’a appris à faire les mojitos. Bonne cuisine !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s